Entre- Algériennes

Biyouna, de son vrai nom Baya Bouzar est née dans le quartier algérois de Belcour le 13 septembre 1952. D’autres sources nous disent en 1954 en pleine guerre d’Algérie. Elle est née dans une famille modeste. Sa mère vendait des billets dans le théâtre algérois « le Dounyazad ».

Sa sœur, Leila Djazaria, était une célèbre chanteuse. Je ne sais si je me trompe sur le nom et la personne, il y’ avait bien une certaine Leila Djazaria qui avait dansé pour Farid El Attrach dans les films « lahn houbi » et « ayza tagawaz ».

https://www.youtube.com/watch?v=YAOnusypEzg

https://www.youtube.com/watch?v=TkW2HbYHJjk

Notre Bayouna nationale, Notre Douyazad algérienne était une artiste complète et rare dans la scène algérienne. Elle était en effet chanteuse, danseuse et actrice de théâtre et aussi de cinéma. Elle passe toujours d’un art à un autre avec aisance. Elle avait cette singularité ; sa pleine gorge dont elle parlait avec fierté ; « Ma gueule, c’est mon fonds de commerce ».

Elle a commencé tôt dans le chant avec la prestigieuse troupe de Fadela Dziria, ensuite, elle crée une troupe avec son ami Flifla, et finalement, elle crée sa propre troupe pour des fêtes de mariages. Elle a aussi dansé au Copacabana très jeune.

La Gloire ;

Elle commença sa carrière de cinéma en grande gloire grâce à Mustapha Badie dans le rôle mystique de Fatma, dans La Grande Maison (1973), de Mohamed Dib. Ensuite, sa carrière est prend un élan ;
– Leila et les autres de Sid Ali Mazi en 1978
– La Voisine de Ghaouti Bendedouche en 2000
– Le Harem de madame Osmane en 1999, ou elle joue le rôle de Meriem.
– Viva Laldjérie en 2003.

Elle revient ensuite a la chanson ;
– en 2001 l’album Raid Zone, avec le compositeur John Bagnolett.
– participation au spectacle de Fellag Opéra d’Casbah,
– Une Blonde dans la casbah.

Elle revient ensuite a la TV en 2002 avec Nass Mlah City.

Elle revient encore au Cinéma ;

– en France dans le filme de Nadir Moknèche, Délice Paloma, dans le rôle de madame Aldjeria.

– en 2007 elle a un petit rôle dans Rendez-vous avec le destin.

– Début 2009, elle joue La Célestine au Vingtième Théâtre (Paris XXe).

La déchéance ;

En janvier 2012, elle fait son apparition majestueuse de femme libre chez Laurent Ruquier dans On n’est pas couché. Cette apparition va lui couter toute sa réputation. On ne lui pardonne pas d’être femme libre et reconnut dans la scène internationale. Des personnes occultent se mirent à la diffamer en anonymes dans les réseaux sociaux et une haine populiste va être fabriquée et instrumentalisée par les médias au service d’un pouvoir occulte pour des raisons occultes.

Toutefois, le peuple algérien de l’Algérie profonde reste fidèle à cette femme artiste qui a consacré toute sa vie à l’art et qui a tant égayé les familles algériennes avec sa grande gueule … Fatma est rentré dans l’histoire de l’Algérie profonde !

Finalement c’est sa grande gueule qui a fait sa gloire internationale et sa déchéance nationale par une culture de pudeur ou la femme doit rester dans un cadre bien définie pour elle. Mais Bayouna, notre Dounyazad nationale ne va pas se taire ; elle s’est tue pendant des millénaires et elle ne vas pas raconter des histories magiques des milles et une cuit comme Shéhérazade la soumise et la prisonnière du roi. Dounyazad a décidé de parler et d’assumer avec courage sa liberté, ses désirs et ses ambitions avec une grande gueule … tant pis pour les petites gueules.

Bravo Bayouna , on t’adore et on assume !


—————————-

Œuvres (Wikipendia) ;

Discographie
2001 : Raid Zone : 7 000 exemplaires vendus
2007 : Blonde dans la Casbah : 600 000 exemplaires vendus

Théâtre
2006 : Électre de Sophocle, mise en scène Philippe Calvario, Le Quartz, Théâtre Nanterre-Amandiers, Théâtre du Gymnase, Théâtre National de Nice, tournée
2009 : La Célestine de Fernando de Rojas, mise en scène Frédérique Lazarini et Henri Lazarini, Vingtième Théâtre
2012 : Biyouna !, mise en scène Ramzy, théâtre Marigny 4

Filmographie
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !

Cinéma

1978 : Leïla et les autres de Sid Ali Mazi
2000 : La Voisine de Ghaouti Bendedouche
2000 : Le Harem de Madame Osmane de Nadir Moknèche
2004 : Viva Laldjérie de Nadir Moknèche
2006 : Beur Blanc Rouge de Mahmoud Zemmouri
2007 : Délice Paloma de Nadir Moknèche
2010 : Il reste du jambon ? d’Anne De Petrini
2010 : Holiday de Guillaume Nicloux
2011 : La Source des femmes de Radu Mihaileanu, en sélection au festival de Cannes
2011 : Beur sur la ville de Djamel Bensalah

Télévision

1973 : La Grande Maison de Mustapha Badie
2002-2005 : Nass Mlah City de Djaafar Gacem
2004 : Nass Mlah City 2 de Djaafar Gacem
2005 : Nass Mlah City 3 de Djaafar Gacem
2005 : Rue des Figuiers de Yasmina Yahiaoui
2007 : La Commune de Philippe Triboit (série télévisée)
2009 : Aïcha de Yamina Benguigui
2010 : Garçon manqué de David Delrieux
2010 : Nsibti Laziza
2011 : Aïcha : job à tout prix de Yamina Benguigui
2011 : Aïcha : la grande débrouille de Yamina Benguigui
2012 : Aïcha : Vacances infernales de Yamina Benguigui
2012 : La Baie d’Alger de Merzak Allouache

Devant la campagne de salissage de notre héroine nationale Bayouna, nous sommes tous aujourd’hui des Bayouna …

Personne ne touchera à ce symbole nationale et que les auteurs de ce sallissage doivent aller en jugement pour abus de confiance et atteinte à la vie privée d’un symbole de l’Algérie ! Ce crime ne restera pas impuni !

En voyant les commentaires vilains de certains algériens à qui elle a TOUT donnée, je me rend compte qu’elle a raison les concernant…C’est dans ces moments que Bayouna a besoin de son peuple ; Nous les ingrats à qui elle a donnée sa vie ! Nous nous permettons de juger la morale …

Pour la morale, et si on nous filmait tous ces HOMMES dans leurs moments de débilité … hein et qu’on mettait cela sur youtube ! Oui Bayouna a mille fois raison pour voir comment les gens sont si méchants avec nos meilleurs.

Le Monsieur qui a filmé Bayouna à son insu va aller ensuite à la mosquée faire tarawih ; bon pere de famille, bon citoyen, bon voisin, bon mari …Il mérite bien le nom que Bayouna lui donne pour toucher à l’honneur de cette dame !

On en veut à Bayouna de devenir une star internationale qui nous fait honneur. Elle est obligée de quitter son pays et aller ailleurs chez des peuples qui savent reconnaitre l’art et lui montrer sa gratitude en bâtissant des palais d’art pour ses artistes !

Entre- Algériennes