Jamouli Ouzidane (JO): Merci de rappelez un peu brièvement  votre itinéraire personnel mais surtout littéraire. Pour nos lecteurs. Quelles sont les écritures qui vous ont le plus influencé. Dans quel  mouvement littéraire vous situez vous; engagé, romantique, moderne,  rationnel, historique …

Nassira Belloula (NB):  J’ai fait l’Ecole Nationale des Cadres de la Jeunesse dans les années  80. Mais dès l’avènement de la presse indépendante, j’ai rejoins la  corporation des journalistes. J’ai commencé à exercer comme  pigiste-collaboratrice dès 1992, puis comme journaliste permanente dès  1994 dans plusieurs journaux comme le Soir d’Algérie,  le Matin, La  Nouvelle République et Liberté. J’ai  collaboré notamment avec plusieurs  autres magazines et revues. J’ai été membre fondateur du magazine  littéraire L’Ivrescq que j’ai dirigé comme étant la directrice de  publication.  Parallèlement j’ai entamé une carrière d’écrivaine,  multipliant les genres et les écritures. Le premier travail littéraire à  être publié dans les années 80, alors que j’étais âge à peine de vingt  ans était un recueil de poésies intitulé « Les portes du soleil ».  L e  recueil comporte surtout des poèmes écrits au lycée.  C’est mon premier  travail traduit notamment vers l’Anglais et l’Espagnol.

De la poésie je suis passée à l’essai et au roman.  Mes premières  influences littéraires furent principalement des poètes Rimbaud, « Une  saison en enfer » m’est tombée entre les mains  vers l’âge de 14 ans,  disant que c’est ma toute première influence et surtout c’est Verlaine  m’a fait aimé la poésie et donné envie d’en écrire. Aujourd’hui j’ai  plusieurs versions de ce livre même des traductions. Par la suite j’ai  lu Verlaine, Aragon et Eluard mais aussi  des poètes engagés comme  Maïakovski et Nazim Hikmet et des poètes arabes ;  Abou Kassim Chabi,  Nazik Malaika et May Ziyadé. Au départ j’ai été séduite par la  littérature dite engagée d’où mes premiers poèmes « Sabra et Chatila »  «   Yasmina » ou encore « Réveille-toi peuple ».  Il y a toujours un  engagement dans mon écriture, j’a fait une incursion dans la littérature   ou la poésie dite romantique avec Byron.  Mais en vérité je n’ai pas  une ligne droite, je suis très livres et je me suis intéressée à tous  les courants  littéraires et les littératures du monde. Je n’ai pas à me   situer dans un quelconque courant. Je ne vois pas l’utilité du fait que  l’écriture en elle-même est un acte subversive donc ne peut se contenir  dans un « cloisonnement » ou autre.

JO; Un résumé de  vos produits littéraires ; Quels sont les thèmes récurrent de vos  romans, vous racontez simplement la vie de tous les jours. Avez vous des pensées à faire imaginer à vos lecteurs.

NB: J’ai « navigué » d’un genre à un autre. J’ai écrit des livres de  rencontres si j’ose dire comme « Conversation à Alger » paru en 2003 aux  éditions Chihab où je relate ma rencontre avec plusieurs écrivains  algériens et étrangers comme Malika Mokkedem, René Freni, Yves  Broussard, Nawal Essaâdaoui.  Le deuxième s’intitule  « Les Belles  Algériennes » Belles pour les Belles Lettres et Algériennes pour  Algériennes justement, paru aux éditions Media-plus en 2005. C’est une  série d’entretiens journalistiques avec des écrivaines, poétesses et  nouvellistes algériennes.  En 2009, un essai plus détaillée et plus  complet parait aux éditions Enag. « De la pensée vers le papier,  soixante dans d’écriture féminine algérienne » revient sur la  littérature féminine algérienne depuis sa naissance en 1947 avec deux  romans précurseurs « Jacinthe noire » de Taos Amrouche et « Leila, jeune  fille d’Algérie » de Djamila Débèche. Plusieurs volets sont abordés  dans ce roman comme relations pères-filles, le Je narratif,  l’enfermement, la libération par la plume, …etc.  Il faut dire que mon  premier essai est sur le terrorisme en Algérie, paru en France en 2000  aux éditions Fayard.

C’est un livre dur, difficile à lire et que  j’ai vraiment de la souffrance à le faire, mais il fallait que je le  fasse c’était un devoir pour moi de témoigner de cette époque là. Puis  je suis passée au roman et au récit.  « La revanche de May » paru en  Algérie en 2003 puis réédité au Québec  en 2010, ce qui m’a valu le prix  Arts et Culture de l’Espace Femmes Arabes du Québec.  En 2008, j’ai  publié en Algérie « Visa pour la haine » qui sera réédité au Québec  notamment puisque j’ai les droits, ainsi que « Djemina » en 2008  également, « Rebelle en toute demeure » en 2003 chez Chihab éditions. Ma  thématique essentielle est bien sur tournée vers la femme, j’aborde le  mal-être, l’enfermement, le cloisonnement, les traditions, les relations  sociales, le couple, la violence.

« La revanche de May » raconte  l’histoire de quatre générations de femmes qui chacune à un destin  assez particulier, parfois des histoires de tous les jours qui se  passent tous les jours mais vu sous un angle différent mais avec en  rapport directe avec « le corps de la femme » je dis bien corps, car il  s’agit usé d’appropriation du corps féminin par l’homme.  « Visa pour la  haine » raconte l’endoctrinement intégriste et le sort réservé aux  femmes dans l’Algérie des années 90.  Dans ce roman c’est Noune une  adolescente de 14 ans qui va être happée par l’hydre intégriste et se  voit entraîné dans un voyage de l’enfer qui va commencer à Sidi Moussa  en Algérie en 1994 et se terminer à New York en 2000 pour un attentat.  Elle va connaître, la peur, le viol, l’enfermement, la fuite, des camps  d’entraînement à Kandahar en Afghanistan, Karachi au Pakistan mais aussi   Fallouja en Irak.

« Rebelle en toute demeure, » est une histoire  en deux temps, une époque insouciante et innocente celle de mon enfance  et l’autre l’horreur des années 90 avec plusieurs histoires qui se  rejoignent.  Il y a aussi « Djemina » qui revient sur un petit pan de  notre histoire, cela se passe dans les Aurès mais pas que, il y a   d’autres régions qui y sont abordés toujours à travers des portraits de  femmes.

JO: Vous semblez avoir une fascination pour  les Aurès historiques ; Qu’est ce qui vous fascine dans les Aurès  ?, Qu’est ce qui peut fasciner un autre dans les Aurès ? Comment la rendre universelle ? Ou trouvez vous vos sources; recherches  historiques, contes … ou juste de la romance ? Ou est la limite entre  le roman et la réalité historique ?

NB:  Dans la  littérature et l’histoire, on écrit ce que nous ressentons, ce qui nous  fait vibrer avant tout. L’intérêt pour cette région est guidé par un  souci de découverte. Découvrir les lieux et les endroits où je suis née  ou mes ancêtres ont vécus. ET les Aurès sont tellement chargés  d’histoire qu’il suffit de tendre l’oreille et c’est ce que je fais.  Je  viens de finir par ailleurs un roman qui se passe entièrement aux Aurès  « Filiations féminines ». Le roman raconte la saga d’une famille chaoui  à travers la vie de cinq femmes donc cinq générations de femmes.  L’histoire commence avec la pénétration des français dans les Aurès en  1847. J’aime l’histoire, j’aime les Aurès et j’aime mon pays tout cela  conjugué à la passion de l’écriture me donne de belles inspirations.

Pour mes recherches, je tiens à préciser que je ne suis pas historienne.   Je suis une romancière qui s’inspire de faits réels. Je fais pour cela   un travail rigoureux, de recherches. Je lis des livres écrits sur le  sujet qui m’intéresse, j’épluche la documentation que je trouve pour ne pas me montrer de dates et de faits. Mais ça reste de la romance pour  moi.

Quand à votre question concernant l’universalisme d’une  œuvre. Je dirais que l’universalisme vient du fait qu’un roman est bien construit et que des gens s’identifient sans  vraiment penser au lieu de  l’histoire. On lit des romans qui se passent dans des lieux lointains   comme au Khatmandou, au Népal avec  « La montagne est si jeune » de Hun  Suyin par exemple. Est-ce que la question de l’universalisme s’est posé  ici ? Je pense que non.  Un roman s’inscrit de lui-même dans  l’universalisme par sa force,  sa beauté,  sa construction, son histoire  peu importe les  lieux. Tous les auteurs écrivent sur leurs lieux de  prédilection, c’est ça écrire hors frontière, hors temps. C’est ça  l’universalisme pour moi.

JO: Quel est votre point de vue sur  la littérature algérienne contemporaine en comparaison avec la  littérature francophone dite classique de Mouloud Feraoun, Mammeri.  Kateb Yacine, Dib, … ? Est-ce que les écrivains contemporains ont honoré la  grandeur de leur prédécesseurs ?

NB: Il y’a dans la littérature algérienne une continuité. Nos précurseurs  comme Dib, Feraoun, Kateb et Mammeri, Assia Djebar ont ouvert la voix à des générations d’écrivains. Ils ont su introduire la littérature au  panthéon des Lettres universelles par un « charisme » littéraire sans  faille. Les auteures contemporaines ont su profiter de cette brèche et  donner à leur tour le meilleur. La relève s’est faite doucement.  Après les années 70 avec Boudjedra,  Mimmouni et bien d’autres. Mais depuis  les années 90, les choses ont évoluées positivement et on a vu Boualem  Sansal, Bachi, Khadra, Zaoui, Mokkedem et bien d’autres s’imposer sur la   scène littérature mondiale.  La littérature algérienne a su se  diversifier mais faudrait attendre encore un peu pour voir vraiment son impact sur la scène internationale car c’est dans  la continuité et la pérennité qu’on voit la valeur d’une littérature. Il faut pas perdre de   vue que la littérature algérienne est jeune à peine une soixantaine  d’années d’existence par rapport à d’autres littératures si je prends la   littérature française qui existe depuis le Moyen-Age. Mais à mon sens il y a une relève et même une jeune génération qui se fraye un chemin  certain. Faut laisser la maturité en faire un produit.

JO:   Je vous fais une citation de Nabhani Koribaa dans son majestueux  ouvrage intitulé « Humain Universel, philosophie esthétique » :

« Les  auteurs qui tombent dans l’oubli après la mort, sont justement ceux qui n’ont point exprimé l’Humain de leur vivant. Pris dans les engrenages de  la tradition, du goût, de l’académisme, de la routine de leur époque,  jouissant d’un réel talent de stylistes, ils prirent les plis de  l’époque en soulevant les problèmes du jour, sans troubler l’ordre, sans  rien apporter de nouveau qui pût heurter les contemporains. ».

JO: Je partage entièrement cette citation surtout de nos jours où ont voit  fleurir des romans dit bestsellers qui en réalité ne sont pas des textes   littéraires proprement dit. Ce sont des romans « circonstanciels »   écrit pour plaire à un public dans une consommation immédiate. Ils  tombent vite dans l’oubli. Chose sur aussi, on en fait plus des auteurs comme Steinbeck, Hemingway ou encore Jane Austin et Garcia Marquez. Mais  j’ai aussi l’idée que l’écriture est quelque chose de difficile, de  pénible car elle demande concentration et surtout une vie presque en   solitaire, car l’écrivain est seul en écriture. C’est un monde clos pour  lui car il vit à travers des personnages irréels de ce fait j’estime  qu’une œuvre doit trouver sa place. Est-ce une que la littérature doit  être une question d’immortalité ? Je ne pense pas. Chaque œuvre à son  temps, son public, son aura aussi. En réalité on ne sait jamais quelle  œuvre ou écrivain peut devenir « immortel ».  Il y a des romans qui ont  survécu au temps mais il y a une part de subjectivité aussi dans ce  processus.
 

JO: Modernité, sexualité et féminisme ;   que pensez vous de l’utilisation de la fonction d’engagement dans la  littérature dans des thèmes comme la religion (musulmane), le féminisme  ou le terrorisme ?

NB: Je crois qu’il ne  faut pas perdre d’esprit que nous avons tous évolués dans un milieu  fermé et ou la liberté d’expression est muselée. Les sociétés  arabo-musulmanes sont peu enclines à la critique. Elles s’offusquent  rapidement devant des idées nouvelles ou  assez audacieuses. Il y a trop  de sujet tabous dans ces sociétés, l’islam, le sexe, le corps  féminin…etc. sont difficiles à aborder sans voir se lever quelques  doigts accusateurs ou moralisateurs. La critique est refusée.  Des  écrivains qui osent s’aventurer parfois sur des sujets chauds ne sont  pas à l’abri des vindictes. Je ne citerais pas de noms car ils sont  hélas bien nombreux. Mais je crois qu’une écriture engagée et c’est son  rôle d’aller chatouiller les consciences, de réveiller les mentalités et  d’offrir une vision nouvelle de la pensée.

La littérature par nature  s’empare des sujets chauds qui dérangent, le terrorisme est un fait  incontournable dans la fiction d’aujourd’hui. Il n y a pas que les  arabes qui en parlent, tous les auteurs contemporains ont fait des  incursions dans des sujets pareils, on pense souvent à Yasmina Khadra,  Boualem Sansal mais il y a aussi ceux qui ont bâti un véritable capitale  littéraire sur ce sujet.  Moi-même j’en ai abordé dans trois de mes  romans, deux d’une manière assez abstraite mais « Visa pour la Haine »  est un roman sur le terrorisme dans sa globalité. Avec le roman des  thématiques assez « lourdes » passent mieux que des thèses.  Le  féminisme est en lui-même une culture, une notion, une règle de vie  aussi plus qu’un mouvement. Est-ce que toutes les écritures féminines  s’y inscrivent, je ne pense pas.  Les écrivaines féministes le  revendiquent Simone de Beauvoir, Benoite Groulte ou Isabelle Alonso pour  les écrivaines arabes y a la figure de proue Nawal Essaâdaoui.   L’écriture féministe a eu un impact sur l’évolution des mentalités et  c’était et c’est toujours son rôle de faire évoluer notamment la  question féminine et ses droits.

JO: Ne pensez vous pas que la nouvelle génération d’écrivains  comme Yasmina Khadra ou Anouar qui se nourrit de la médiatisation du  terrorisme comme marchandise littéraire risque de partir aussi vite  qu’elle n’est apparut ?

Mouloud Feraoun est resté car il a puisé dans  cet humain universel dont parle Nabhani. Lle colonialisme n’est qu’un  prétexte de décors qui fait vivre des personnages magnifiques et universel qu’on peut lire par exemple dans les frères Karamozov de  DOSTOIEVSKI, guerre et paix de Tolstoï ou l’étranger et la Peste de  Camus qui a donné naissance et inspiration a tout un mouvement de  pensées existentialistes

Notre littérature brille par un manque de  génie littéraire au sens propre du terme et qui est à l’image de  cette société meurtrie. Citez moi une œuvre aussi forte que « voyage au  bout de la nuit de Céline » qui utilise la scène de la France  coloniale et de la guerre mais pour peindre un vrai chez d’œuvre  universel. 

Les critiques disent que Khadra s’est  servi de l’actualité pour se faire un nom. Mais je pense que sans un  talent réel on ne peut tirer profit d’aucune situation et il faut  reconnaître le talent à Khadra et la maîtrise de la langue aussi.  Et là  il a amorcé un nouveau tournant dans sa vie littéraire. Il l’a fait  avec « Ce que le jour doit à la nuit » il a évolué positivement à mon   humble avis, c’est juste mon point de vue.
Anouar Benmalek s’est  imposé avec de superbes romans qui  n’ont rien à avoir avec le  terrorisme. Son « Le dernier enfant du peuple ancien » sur  l’extermination des aborigènes et la déportation des algériens durant la  colonisation française est un véritable chef d’œuvre. O Maria est un  roman historique sur la perte de l’Espagne musulmane est c’est aussi un  beau roman même le dernier qui aborde le massacre de Melouza est un  roman assez intéressant du point du vu esthétique et thématique. Chaque  écrivain à son époque. Feraoun dont l’écriture est très « terre à terre »   a émergé à une époque difficile ou la nation algérienne n’existait pas,  c’était déjà un pas dans l’histoire. Une littérature se construit. La  notre est jeune…la naissance de la littérature russe se situe aux  alentours de 1735, la littérature française c’était déjà au Moyen-âge.  Je ne crois pas qu’il y a lieu de faire des comparaisons. Chaque chose  se construit doucement et en son temps. Nous avons de très beaux romans,   donnant leur le temps de devenir des chefs d’œuvres.

JO:   Vous avez récemment émigré au Québec, comment se fait votre insertion dans ce pays francophone du point de vue sociale et surtout  littéraire ?

Bon je n’ai pas trop de soucis, mon  adaptation s’est faite sans heurte. J’ai pu publier un roman ici au bout  de quelques mois, j’ai obtenu le Prix de l’Espace femmes Arabes du  Québec 2010. J’ai été invité à pas mal de manifestations littéraires  importantes, Salon international du livre de Montréal, Salon  international du livre du Québec, Métropolis bleu, Maghreb des livres.  Je suis souvent invité à la radio, je collabore à RCI et j’ai un nouveau   roman chez mon éditrice.

JO: Avez-vous des relations avec cet immense marché  de la culture anglophone du continent américain ? Ne pensez vous pas que  la langue française, qui était un butin de guerre du temps de Kateb  Yacine est maintenant un fardeau de guerre ? Pourquoi nous arrimer à cette langue au lieu de récupérer la langue maternelle ou la langue  anglaise si l’objet est de se faire connaitre?. Est-ce que cette langue  nets pas devenu un complexe d’acculturation du colonisé alors que le  colon est parti et que la liberté de création passe par la liberté  de retrouver ses racines ?. Quel est votre relation à cette langue  française et a la langue arabe et aux autres langues …

Moi n’ayant pas connu la colonisation et ayant eu un enseignement bilingue,   je me trouve à l’aise dans la langue française et je n’ai ni passé ni conflit avec. Quand tu parles de récupérer la langue maternelle, moi je   me pose la question laquelle ;  le berbère qui est ma langue maternelle  ou l’arabe algérien alors comment écrire en arabe classique alors ? Et  pour quel lectorat ? C’est une problématique. Car écrire en Français ou  en Arabe ou même en Anglais n’est pas une récupération en soi de sa  culture ni de son identité.  Je ne pense pas troquer une langue  étrangère le français contre une autre langue étrangère l’Anglais. On ne  choisit pas une langue pour se faire connaitre, on n’écrit dans la  langue qui nous parle, et moi le français me parle, me permet de  m’exprimer à l’aise et je le maitrise mieux qu’une autre langue.   L’Arabe a été très mal enseigné en Algérie, c’est plus une idéologie  qu’une langue et dommage, car c’est une belle langue littéraire.  Si  j’avais une option j’aurai écrit dans toutes les langues qui me parlent  et que je maîtrise. Je nais aucun souci avec ça. J’ai dépassé ce  problème de langue de colonisé, de fardeau de guerre comme tu dis. Mais  étant francophone, je tourne forcément vers les pays francophones pour  l’édition. Je ne connais pas le marché américain et pour qu’un roman  soit traduit il faut qu’il y ai une demande. Ce n’est pas le romancier  ou l’auteure qui décide. C’est entre des maisons d’éditions, il y a  achat de droit pour traduction.

Algérie le massacre des innocents édition Fayard
http://www.amazon.fr/Alg%C3%A9rie-massacre-innocents-Nac%C3%A9ra-Belloula/dp/2213605432
http://www.librairiepantoute.com/livre.asp?id=pepzugpzisdpe&%2Falgerie-le-massacre-des-innocents%2Fnacera-belloula%2F9782213605432
http://livre.fnac.com/a851224/Nacera-Belloula-Algerie
LA REVANCHE DE MAY (disponible en librairies québécoise et à la librairie du Québec Paris)
http://www.renaud-bray.com/Livres_Produit.aspx?id=1103104&def=Revanche+de+May%28La%29%2CBELLOULA%2C+NASSIRA%2C9782890242043
http://www.librairieduquebec.fr/recherche/resultats.html
http://www.amazon.fr/Revanche-May-Belloula-Nassira/dp/2890242048
Visa pour la Haine édition Alpha http://www.editions-alpha.com/fiche.php?id=83
articles – http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/06/19/article.php?sid=69805&cid=16http://www.ledevoir.com/culture/livres/311803/ecrire-contre-tous-les-silenceshttp://nassiralettres.over-blog.com/article-un-entretien-accorde-a-la-tribune-de-geneve-en-2006-62442593.html
Radio – http://www.rcinet.ca/francais/emission/pomme-et-mandarine/archives/episode/16-07_2011-01-21-/http://www.rcinet.ca/francais/chronique/tam-tam–les-plus–de-rci/16-26_2010-11-03-la-revanche-de-may-editions-de-la-pleine-lune/http://www.rcinet.ca/francais/chronique/tam-tam–les-plus–de-rci/15-45_2011-03-22-un-espace-ou-danser-roman-feuilleton-de-nassira-belloula/

Entre Algériennes