Tocqueville ; La démocratie blanche

Il y a trois façons d’aborder Tocqueville : l’approche soft, l’approche américaine et l’approche hard.

1 – L’approche soft : Ne pas lire Tocqueville, et se contenter de ce qu’on en dit officiellement.
Source : Collection CLEFS – Concours – Lettres du 19 ème siècle  « De la démocratie en Amérique »
Auteurs :Dazord, Dumasy,Chaudier. Editeur Neuilly Atlande  2004
C’est un livre de préparation au concours de l’Agrégation et du Capes de littérature des futurs enseignants (L’agrégation et le Capes sont des grades administratifs de l’Education Nationale).  C’est par ce genre d’ouvrage que les futurs enseignants de lettres des écoles républicaines connaissent la pensée de Tocqueville, qu’ils transmettent ensuite aux jeunes élèves.

C’est pratique et gratifiant. Ah, les penseurs français, ce sont vraiment les plus beaux !

Il existe dans Démocratie en Amérique toute une isotopie du sublime. Le sublime, notion qui est au centre de tout  débat esthétique du 17ème  siècle au romantisme, désigne d’abord  « ce qui est élevé », puis « ce qui est élevé au dessus des autres », donc admirable (personnes comme choses). Dans le domaine esthétique, le sublime est opposé au beau comme ce qui échappe à toute règle et exprime, par-delà  tout procédé de style, « une grande âme ».Le sublime est donc lié à l’héroïque, au dépassement …
(page 194 )

Pourtant la thèse pascalienne de la « double nature » de l’homme et donc de ses besoins spirituels, toujours présents « par nature» même s’ils sont sous le boisseau en démocratie, permet à Tocqueville de fonder en théorie la possibilité de sa propre entreprise morale, qui consiste à réintroduire, avec la passion de la liberté politique, la dimension du sublime en démocratie : assurer sa liberté politique, comme l’œuvre de Tocqueville y incite le citoyen démocratique, c’est en effet sortir de soi-même et d’une activité centrée sur soi, pour exercer une action qui élève l’homme au-dessus de lui-même.
( page 197 )

2 – L’approche américaine : Lire l’ouvrage majeur de Tocqueville, « De la démocratie en Amérique ».
Là, les choses deviennent déjà plus problématiques…
La démocratie, pour Tocqueville, c’est une organisation politique réservée aux Blancs. Les Indiens et les Noirs en sont exclus. Pour les Indiens, la solution est un inévitable génocide. Il n’y a pas à s’y opposer, et d’ailleurs il est quasiment achevé. Il est dans l’ordre des choses.
Pour les Noirs, c’est le maintien de l’esclavage, ou sinon l’apartheid.
Nous sommes tellement loin de la propagande française sur Tocqueville qu’il est nécessaire de citer de larges extraits. Les voici.

Extrait N° 1 : Les Noirs et les Indiens ne font pas partie de la démocratie américaine.

La tâche principale que je m’étais imposée est maintenant remplie; j’ai montré, autant du moins que je pouvais y réussir, quelles étaient les lois de la démocratie américaine; j’ai fait connaître quelles étaient ses mœurs. Je pourrais m’arrêter ici, mais le lecteur trouverait peut-être que je n’ai point satisfait son attente.
On rencontre en Amérique autre chose encore qu’une immense et complète démocratie; on peut envisager sous plus d’un point de vue les peuples qui habitent le Nouveau Monde.

Dans le cours de cet ouvrage, mon sujet m’a souvent amené à parler des Indiens et des Nègres, mais je n’ai jamais eu le temps de m’arrêter pour montrer quelle position occupent ces deux races au milieu du peuple démocratique que j’étais occupé à peindre ; j’ai dit suivant quel esprit, à l’aide de quelles lois la confédération anglo-américaine avait été formée ; je n’ai pu indiquer qu’en passant, et d’une manière fort incomplète, les dangers qui menacent cette confédération, et il m’a été impossible d’expo­ser en détail quelles étaient, indépendamment des lois et des mœurs, ses chances de durée. En parlant des républiques unies, je n’ai hasardé aucune conjecture sur la permanence des formes républicaines dans le Nouveau Monde, et faisant souvent allusion à l’activité commerciale qui règne dans l’Union, je n’ai pu cependant m’occuper de l’avenir des Américains comme peuple commerçant.

Ces objets, qui touchent à mon sujet, n’y entrent pas; ils sont américains sans être démocratiques, et c’est surtout la démocratie dont j’ai voulu faire le portrait. J’ai donc dû les écarter d’abord; mais je dois y revenir en terminant.

Le territoire occupé de nos jours, ou réclamé par l’Union américaine, s’étend depuis l’océan Atlantique jusqu’aux rivages de la mer du Sud. À l’est ou à l’Ouest, ses limites sont donc celles mêmes du continent; il s’avance au midi sur le bord des Tropiques, et remonte ensuite au milieu des glaces du Nord.

Les hommes répandus dans cet espace ne forment point, comme en Europe, autant de rejetons d’une même famille. On découvre en eux, dès le premier abord, trois races naturellement distinctes, et je pourrais presque dire ennemies. L’éducation, la loi, l’origine, et jusqu’à la forme extérieure des traits, avaient élevé entre elles une barrière presque insurmontable; la fortune les a rassemblées sur le même sol, mais elle les a mêlées sans pouvoir les confondre, et chacune poursuit à part sa destinée.

Parmi ces hommes si divers, le premier qui attire les regards, le premier en lumière, en puissance, en bonheur, c’est l’homme blanc, l’Européen, l’homme par excel­­lence ; au-dessous de lui paraissent le Nègre et l’Indien.

Ces deux races infortunées n’ont de commun ni la naissance, ni la figure, ni le langage, ni les mœurs; leurs malheurs seuls se ressemblent. Toutes deux occupent une position également inférieure dans le pays qu’elles habitent; toutes deux éprouvent les effets de la tyrannie; et si leurs misères sont différentes, elles peuvent en accuser les mêmes auteurs.

Ne dirait-on pas, à voir ce qui se passe dans le monde, que l’Européen est aux hom­mes des autres races ce que l’homme lui-même est aux animaux ? Il les fait servir à son usage, et quand il ne peut les plier, il les détruit.

Extrait N° 2  : La fin des peuples indiens est inéluctable. Le désir de conserver leur identité les condamne à la mort. Tant pis pour eux.

Le Nègre fait mille efforts inutiles pour s’introduire dans une société qui le repousse ; il se plie aux goûts de ses oppresseurs, adopte leurs opinions, et aspire, en les imitant, à se confondre avec eux. On lui a dit dès sa naissance que sa race est naturellement inférieure à celle des Blancs, et il n’est pas éloigné de le croire, il a donc honte de lui-même. Dans chacun de ses traits il découvre une trace d’escla­vage, et, s’il le pouvait, il consentirait avec joie à se répudier tout entier.

L’Indien, au contraire, a l’imagination toute remplie de la prétendue noblesse de son origine. Il vit et meurt au milieu de ces rêves de son orgueil. Loin de vouloir plier ses mœurs aux nôtres, il s’attache à la barbarie comme à un signe distinctif de sa race, et il repousse la civilisation moins encore peut-être en haine d’elle que dans la crainte de ressembler aux Européens

A la perfection de nos arts, il ne veut opposer que les ressources du désert; à notre tactique, que son courage indiscipliné; à la profondeur de nos desseins, que les ins­tincts spontanés de sa nature sauvage. Il succombe dans cette lutte inégale.

Le Nègre voudrait se confondre avec l’Européen, et il ne le peut. L’Indien pourrait jusqu’à un certain point y réussir, mais il dédaigne de le tenter. La servilité de l’un le livre à l’esclavage, et l’orgueil de l’autre à la mort.

Extrait N° 3  : Justification de l’esclavage dans le Sud

Le plus redoutable de tous les maux qui menacent l’avenir des États-Unis naît de la présence des Noirs sur leur sol. Lorsqu’on cherche la cause des embarras présents et des dangers futurs de l’Union, on arrive presque toujours à ce premier fait, de quelque point qu’on parte.

À mesure qu’on descend vers le Midi, il est plus difficile d’abolir utilement l’escla­vage. Ceci résulte de plusieurs causes matérielles qu’il est nécessaire de déve­lopper.

La première est le climat: il est certain qu’à proportion que les Européens s’appro­chent des tropiques, le travail leur devient plus difficile; beaucoup d’Américains prétendent même que sous une certaine latitude il finit par leur être mortel, tandis que le Nègre s’y soumet sans dangers ; mais je ne pense pas que cette idée, si favorable à la paresse de l’homme du Midi, soit fondée sur l’expérience. Il ne fait pas plus chaud dans le sud de l’Union que dans le sud de l’Espagne et de l’Italie . Pourquoi l’Euro­péen n’y pourrait-il exécuter les mêmes travaux ? Et si l’esclavage a été aboli en Italie et en Espagne sans que les maîtres périssent, pourquoi n’en arriverait-il pas de même dans l’Union ? Je ne crois donc pas que la nature ait interdit, sous peine de mort, aux Européens de la Géorgie ou des Florides de tirer eux-mêmes leur subsistance du sol; mais ce travail leur serait assurément plus pénible et moins productif  qu’aux habi­tants de la Nouvelle-Angleterre. Le travailleur libre perdant ainsi au Sud une partie de sa supériorité sur l’esclave, il est moins utile d’abo­lir l’esclavage.

Toutes les plantes de l’Europe croissent dans le nord de l’Union; le Sud a des produits spéciaux.
On a remarqué que l’esclavage est un moyen dispendieux de cultiver les céréales. Celui qui récolte le blé dans un pays où la servitude est inconnue ne retient habitu­ellement à son service qu’un petit nombre d’ouvriers; à l’époque de la moisson, et pendant les semailles, il en réunit, il est vrai, beaucoup d’autres ; mais ceux-là n’habi­tent que momentanément sa demeure.
Pour remplir ses greniers ou ensemencer ses champs, l’agriculteur qui vit dans un État à esclaves est obligé d’entretenir durant toute l’année un grand nombre de servi­teurs, qui pendant quelques jours seulement lui sont nécessaires; car, différents des ouvriers libres, les esclaves ne sauraient attendre, en travaillant pour eux-mêmes, le moment où l’on doit venir louer leur industrie. Il faut les acheter pour s’en servir.
L’esclavage, indépendamment de ses inconvénients généraux, est donc naturelle­ment moins applicable aux pays où les céréales sont cultivées qu’à ceux où on récolte d’autres produits.

La culture du tabac, du coton et surtout de la canne a sucre exige, au contraire, des soins continuels. On peut y employer des femmes et des enfants qu’on ne pourrait point utiliser dans la culture du blé. Ainsi, l’esclavage est naturellement plus appro­prié au pays d’où l’on tire les produits que je viens de nommer.
Le tabac, le coton, la canne ne croissent qu’au Sud; ils y forment les sources prin­ci­pales de la richesse du pays. En détruisant l’esclavage, les hommes du Sud se trou­veraient dans l’une de ces deux alternatives: ou ils seraient obligés de changer leur système de culture, et alors ils entreraient en concurrence avec les hommes du Nord, plus actifs et plus expérimentés qu’eux; ou ils cultiveraient les mêmes produits sans esclaves, et alors ils auraient à supporter la concurrence des autres États du Sud qui les auraient conservés.
Ainsi le Sud a des raisons particulières de garder l’esclavage, que n’a point le Nord.

Mais voici un autre motif plus puissant que tous les autres. Le Sud pourrait bien, à la rigueur, abolir la servitude; mais comment se délivrerait-il des Noirs ? Au Nord, on chasse en même temps l’esclavage et les esclaves. Au Sud, on ne peut espérer d’attein­dre en même temps ce double résultat.
En prouvant que la servitude était plus naturelle et plus avantageuse au Sud qu’au Nord, j’ai suffisamment indiqué que le nombre des esclaves devait y être beaucoup plus grand. C’est dans le Sud qu’ont été amenés les premiers Africains; c’est là qu’ils sont toujours arrivés en plus grand nombre. À mesure qu’on s’avance vers le Sud, le préjugé qui maintient l’oisiveté en honneur prend de la puissance. Dans les États qui avoisinent le plus les tropiques, il n’y a pas un Blanc qui travaille. Les Nègres sont donc naturellement plus nombreux au Sud qu’au Nord. Chaque jour, comme je l’ai dit plus haut, ils le deviennent davantage; car, à proportion qu’on détruit l’esclavage à une des extrémités de l’Union, les Nègres s’accumulent à l’autre. Ainsi, le nombre des Noirs augmente au Sud, non seulement par le mouvement naturel de la population, mais encore par l’émigration forcée des Nègres du Nord. La race africaine a, pour croître dans cette partie de l’Union, des causes analogues à celles qui font grandir si vite la race européenne au Nord.

Dans l’État du Maine, on compte un Nègre sur trois cents habitants; dans le Massa­chusetts, un sur cent; dans l’État de New York, deux sur cent; en Pennsylvanie, trois; au Maryland, trente-quatre; quarante-deux dans la Virginie, et cinquante-cinq enfin dans la Caroline du Sud . Telle était la proportion des Noirs par rapport à celle des Blancs dans l’année 1830. Mais cette proportion change sans cesse : chaque jour elle devient plus petite au Nord et plus grande au Sud.
Il est évident que dans les États les plus méridionaux de l’Union, on ne saurait abolir l’esclavage comme on l’a fait dans les États du Nord, sans courir de très grands dangers, que ceux-ci n’ont point eu à redouter.

Extrait N° 4  : Dans le Sud, l’esclavage c’est la prospérité

L’Espagne fit jadis transporter dans un district de la Louisiane, appelé Attakapas. un certain nombre de paysans des Açores. L’esclavage ne fut point introduit parmi eux; c’était un essai. Aujourd’hui ces hommes cultivent encore la terre sans esclaves ; mais leur industrie est si languissante, qu’elle fournit à peine à leurs besoins.

Extrait N° 5  : On a le droit d’appliquer un système injuste, mais à condition que la population opprimée ne soit pas trop nombreuse.

Dans le Nord, comme je l’ai dit plus haut, du moment où l’esclavage est aboli, et même du moment où il devient probable que le temps de son abolition approche, il se fait un double mouvement : les esclaves quittent le pays pour être transportés plus au Sud ; les Blancs des États du Nord et les émigrants d’Europe affluent à leur place.

Ces deux causes ne peuvent opérer de la même manière dans les derniers États du Sud. D’une part, la masse des esclaves y est trop grande pour qu’on puisse espérer de leur faire quitter le pays ; d’autre part, les Européens et les Anglo-Américains du Nord redoutent de venir habiter une contrée où l’on n’a point encore réhabilité le travail. D’ailleurs, ils regardent avec raison les États où la proportion des Nègres surpasse ou égale celle des Blancs comme menacés de grands malheurs, et ils s’abstiennent de porter leur industrie de ce côté.

Ainsi, en abolissant l’esclavage, les hommes du Sud ne parviendraient pas, comme leurs frères du Nord, à faire arriver graduellement les Nègres à la liberté ; ils ne diminueraient pas sensiblement le nombre des Noirs, et ils resteraient seuls pour les contenir. Dans le cours de peu d’années, on verrait donc un grand peuple de Nègres libres placé au milieu d’une nation à peu près égale de Blancs.

Les mêmes abus de pouvoir, qui maintiennent aujourd’hui l’esclavage, devien­draient alors dans le Sud la source des plus grands dangers qu’auraient à redouter les Blancs. Aujourd’hui le descendant des Européens possède seul la terre ; il est maître absolu de l’industrie ; seul il est riche, éclairé, armé. Le Noir ne possède aucun de ces avantages ; mais il peut s’en passer, il est esclave. Devenu libre, chargé de veiller lui-même sur son sort, peut-il rester privé de toutes ces choses sans mourir ? Ce qui faisait la force du Blanc, quand l’esclavage existait, l’expose donc à mille périls après que l’esclavage est aboli.

Laissant le Nègre en servitude, on peut le tenir dans un état voisin de la brute ; libre, on ne peut l’empêcher de s’instruire assez pour apprécier l’étendue de ses maux et en entrevoir le remède. Il y a d’ailleurs un singulier principe de justice relative qu’on trouve très profondément enfoncé dans le cœur humain. Les hommes sont beaucoup plus frappés de l’inégalité qui existe dans l’intérieur d’une même classe que des inégalités qu’on remarque entre les différentes classes. On comprend l’escla­vage, mais comment concevoir l’existence de plusieurs millions de citoyens éternelle­ment pliés sous l’infamie et livrés a des misères héré­ditaires ? Dans le Nord, une population de Nègres affranchis éprouve ces maux et ressent ces injustices ; mais elle est faible et réduite ; dans le Sud elle serait nombreuse et forte.

 Extrait N° 6 : L’alternative : le métissage ou l’apartheid. La solution démocratique, selon Tocqueville, est l’apartheid.

Du moment où l’on admet que les Blancs et les Nègres émancipés sont placés sur le même sol comme des peuples étrangers l’un à l’autre, on comprendra sans peine qu’il n’y a plus que deux chances dans l’avenir: il faut que les Nègres et les Blancs se confondent entièrement ou se séparent.

J’ai déjà exprimé plus haut quelle était ma conviction sur le premier moyen. Je ne pense pas que la race blanche et la race noire en viennent nulle part à vivre sur un pied d’égalité.
Mais je crois que la difficulté sera bien plus grande encore aux États-Unis que partout ailleurs. Il arrive qu’un homme se place en dehors des préjugés de religion, de pays, de race, et si cet homme est roi, il peut opérer de surprenantes révolutions dans la société : un peuple tout entier ne saurait se mettre ainsi en quelque sorte au-dessus de lui-même.

Un despote venant à confondre les Américains et leurs anciens esclaves sous le même joug parviendrait peut-être à les mêler: tant que la démocratie américaine restera à la tête des affaires, nul n’osera tenter une pareille entreprise, et l’on peut prévoir que, plus les Blancs des États-Unis seront libres, plus ils chercheront à s’isoler . (…)

Je confesse que quand je considère l’état du Sud, je ne découvre, pour la race blan­che qui habite ces contrées, que deux manières d’agir: affranchir les Nègres et les fon­dre avec elle; rester isolés d’eux et les tenir le plus longtemps possible dans l’esclavage. Les moyens termes me paraissent aboutir prochainement à la plus horri­ble de toutes les guerres civiles, et peut-être à la ruine de l’une deux races.

Extrait N° 7 : Tocqueville conseille l’apartheid aux Américains.

S’il fallait absolument prévoir l’avenir, je dirais que, suivant le cours probable des choses, l’abolition de l’esclavage au Sud fera croître la répugnance que la population blanche y éprouve pour les Noirs. Je fonde cette opinion sur ce que j’ai déjà remarqué d’analogue au Nord. J’ai dit que les hommes blancs du Nord s’éloignent des Nègres avec d’autant plus de soin que le législateur marque moins la séparation légale qui doit exister entre eux: pourquoi n’en serait-il pas de même au Sud ? Dans le Nord, quand les Blancs craignent d’arriver à se confondre avec les Noirs, ils redoutent un danger imaginaire. Au Sud, où le danger serait réel, je ne puis croire que la crainte fût moindre.(…)

(Il est possible de retrouver ces textes en téléchargeant  « De la démocratie en Amérique », mis en ligne par l’université de Chicoutimi)

Texte complet  téléchargeable

source

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